Montréal, le 23 novembre 2008- Les lumières n’étaient pas encore allumées à l’entrée du vestiaire des Stampeders de Calgary, dimanche soir dernier. Reculés dans un coin sombre du sous-sol du Stade Olympique, parents et amis des joueurs s’étaient réunis massivement pour y accueillir leurs héros. C’est que les leurs, les Stampeders de Calgary, venaient de mettre la main sur la 96e Coupe Grey, la sixième de leur histoire, en défaisant les Alouettes de Montréal au compte de 22-14.
Puis subitement, les lumières se sont ouvertes. Transportée par Henry Burris, le joueur étoile de la rencontre, la Coupe Grey est alors arrivée dans la chambre des Stampeders. L’euphorie était à son comble, et le champagne coulait à flot, à un point tel que les casiers des joueurs étaient recouverts de plastique afin d’empêcher l'alcool d'y pénétrer. S’enlaçant avec leurs coéquipiers, la soirée devenait de plus en plus inoubliable pour Randy Chevrier et Miguel Robédé, deux portes-couleurs des Stampeders issus des rangs universitaires québécois...
«C’est définitivement la plus grande réalisation de ma carrière»
Miguel Robédé était tout simplement en transe. Une journée après avoir vu son ancienne équipe universitaire, le Rouge et Or, mettre la main sur la Coupe Vanier, Robédé faisait de même avec l’emblème de la suprématie de la ligue canadienne de football. «C’est dur à décrire ce que je ressens en ce moment parce que je crois que je vais réaliser ce qui m’arrive plus les jours vont avancer», a affirmé Robédé, la bouteille de champagne à la main, lorsque rencontré dans le vestiaire des champions. «C’est définitivement la plus grande réalisation de ma carrière, et c’est encore mieux de savourer tout ça à un niveau professionnel», a poursuivi le natif de Val d’Or. «Les premières pensées qui me sont venus en tête lorsque le match a pris fin ont été vers ceux qui ont cru en moi, et c'est pour cela que je veux remercier mes parents ainsi que tous les entraîneurs que j’ai eu au fil de ma carrière qui ont eu la tête dure avec moi. J'envoie un merci particulier à Glenn Constantin (l'entraîneur du Rouge et Or) qui m’a donné beaucoup de chances dans ma vie», a conclu Robédé avant d’aller rejoindre ses coéquipiers.
«Je voulais que Sandro ait la meilleure remise possible pour faire son placement»
Alors que les autres joueurs des Stampeders brandissaient la Coupe Grey bien haut dans les airs, Randy Chevrier, quant à lui, étreignait son fils aussi fort que possible. «C’est excellent, c’est incroyable. Je n’avais aucun doute que nous pouvions gagner ce match, mais je n’avais jamais pensé que je pourrais remporter un jour la Coupe Grey à Montréal», a admis Randy Chevrier. Ce spécialiste des longues remises a d’ailleurs eu son mot à dire dans la rencontre, étant notamment sur le terrain lors du placement déterminant de 50 verges effectué par le botteur des Stampeders, Sandro DeAngelis. «J’étais prêt à tout pour aider l’équipe à gagner, et sur ce jeu je voulais que Sandro (DeAngelis) ait la meilleure remise possible pour faire son placement», a affirmé l’ancien membre des Redmen de McGill. «Est-ce que je me suis senti intimidé pour la foule? Non pas du tout, j’étais chez moi et cela n’a jamais fait aucun doute dans ma tête», a déclaré Randy Chevrier, qui a tenu à saluer, à l'instar de Miguel Robédé, ses anciens entraîneurs avant d’aller poursuivre les festivités.
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