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Publiée le 2010-02-04 - Consultée 472 fois

Charles Blouin-Gascon

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NFL

Chips, liqueurs, Budweiser, ailes de poulet, mais surtout football.

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Ça y est. Les sacs de chips – croustilles, diront les Français – sont achetés et occupent beaucoup trop d’espace dans votre garde-manger : saveurs nature, assaisonné, sel et vinaigre et, sans oublier, ketchup. Dans votre frigo, il y a beaucoup trop : bouteilles de 2 litres de Pepsi, de Coke, de 7Up, de Root Beer, sans oublier l’excellente Orange Crush… Toutes les liqueurs – boissons gazéifiées selon ces mêmes Français – y sont et c’est sans compter la caisse de vingt-quatre de Budweiser – une de trois, bien entendu – qui s’y refroidit également. Les ailes de poulet sont au congélateur jusqu’à dimanche. « Elles sont peut-être meilleures au Domino’s, mais on ne peut quand même pas tout acheter là-bas. » C’est vrai, vous commandez déjà la pizza chez Domino’s – 3 extra larges – et il ne faut quand même pas se ruiner.

 

Bref, en ce vendredi pré-Super Bowl, tout est nickel comme le diraient ces Français. Il ne reste plus que ce que dimanche arrive enfin, avec tous les invités et la testostérone qu’il suppose. Vous n’avez pas l’habitude de ce type de soirées : après tout, la dernière fois que vous y avez autant mis le paquet pour un match de football, c’était justement l’an dernier. Pour le Super Bowl.

 

Le Super Bowl est depuis quelques années l’événement sportif par excellence aux Etats-Unis. Depuis le mamelon de Janet Jackson et la publicité ayant popularisé l’exquis « Wassup?! », le Super Bowl n’a cessé de grandir. Il compte aujourd’hui, parmi ses fans, un nombre important d’individus qui n’avaient rien à foutre – décidément, ces Français ne nous lâchent pas – du football à peine deux semaines plus tôt. Et savez-vous quoi? Pour ces mordus du football plus que du simple Super Bowl, c’est parfait ainsi.

 

Différent des deux championnats précédents

L’amateur a été choyé ces deux dernières années avec un match de championnat captivant et excellent. L’adage dit peut-être « jamais deux sans trois », mais la réalité devrait être différente cette année.

 

D’une part, le niveau d’expérience diffère chez les Colts et les Saints. Chez les Colts, beaucoup de joueurs (i.e. Freeney, Mathis, Manning et Wayne pour ne nommer que ceux-là) étaient membres de l’équipe qui avait détruit les Bears de Lovie Smith il y a maintenant quatre ans. Du côté des Saints, de tels joueurs se font rares, ce qui est compréhensible puisqu’il s’agit de la première présence au Super Bowl de l’équipe. Première présence à vie.

 

Ainsi, non seulement les Colts ont plus de joueurs étant déjà passés par là, mais ce sont en majorité des joueurs occupant des rôles clés. Au Super Bowl, c’est justement ce qui est important. Il y a quatre ans, Tony Dungy avait Peyton Manning comme quart tandis que Lovie Smith avait Rex Grossman; tous savent vers qui l’avantage de cette confrontation a tourné.

 

D’autre part, les Colts sont une équipe supérieure et mieux équilibrée que les Saints. Ceci ne se veut aucunement une insulte aux hommes de Sean Payton, mais plutôt une rose à ceux de Jim Caldwell. Si l’on accepte que l’unité offensive des Colts équivaille celle des Saints, il reste que l’unité défensive des Colts, elle, est supérieure à celle des Saints.

 

L’unité défensive des Saints est excessivement agressive et tente toujours de provoquer un revirement. Or, s’il y a un quart dans cette ligue qui aime disséquer les unités défensives (trop) agressives, c’est bien le pilote des Colts. La recette des Saints a fonctionné à merveille contre les Vikings il y a deux semaines, mais il est très peu probable que les Colts perdent le ballon cinq fois eux aussi; et sans ces cinq revirements, les Saints ne seraient pas du Super Bowl.

 

L’unité défensive des Colts est plus équilibrée et est excellente contre la passe, ce qui est important contre les Saints. La blessure à Dwight Freeney fait mal, certes. Par contre, Robert Mathis, qui compte plus de sacs du quart que Freeney depuis 2005, réussira à compenser pour un Freeney diminué. De plus, les Colts réussissent à provoquer les revirements sans être trop agressifs en grande partie grâce à l’excellent Antoine Bethea sur la ligne tertiaire.

 

Au final, ça devrait être une victoire des Colts. Quelque chose comme 31-23, une marque plus serrée que le match ne l’aura ultimement été. Maintenant, si ce Super Bowl s’avère aussi passionnant que les deux derniers, je serai le dernier à me plaindre.

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